dimanche 10 décembre 2017

Ben t'étais où???

Ben dis donc, ça fait un sacré bail... J'te dis pas les tentatives pour retrouver l'entrée de mon blog!!!! Pire qu'un tunnel en pleine nuit!!!
Mais là, ça y est, j'ai tout noté et retrouvé cette page... Et je me réjouis de gratouiller quelques trucs, histoires, contes, coups de coeur et coups de gueule ou bonnes nouvelles de par ici, pour toi là-bas... qui me lira... ou pas...
Là, c'est l'hiver plein pot: pluie, neige, vent et un bon feu dans la cheminée pour rester bien au chaud!
Depuis tout ce temps, il y a bien de l'eau qui a coulé dans le Bief ( ouais, tu connais peut-être pas, c'est le fleuve qui coule de mon village jusque dans la Birse!).
Et me voilà grand-papa pour la 2ème fois depuis un peu plus d'un an, ça fait tout drôle et tout chaud au coeur! Y'a d'la vie et voilà que les histoires et autres contes défilent à la vitesse d'un TGV en folie!
Mais qu'il est doux et bon de voir ces p'tites bottes grandir et grandir encore entre rires et larmes, entre câlins et découvertes du monde!

Le monde... qui, sous l'impulsion de quelques fous qui croient avoir le droit de le diriger, prend parfois des tournures que je préférerais éviter.
Des décisions où la soif de l'argent et du pouvoir aveuglent ses prétendus dirigeants qui ne dirigent que leur ego démesuré.

Et je repense aux sages paroles de ce moine bouddhiste:
"Si les présidents et dirigeants de ce monde décidaient un jour de prendre soin de chacun de leur citoyen aussi chaleureusement et aussi précieusement qu'ils prennent soin de leurs propres enfants, comme le monde serait beau..."



Bon, j'te laisse méditer un moment là-dessus...

Et à un d'ces jours!

dimanche 1 janvier 2017

1er janvier 2017

Ce matin, je rêve que les Hommes et les Femmes de cette Terre se sont réveillés le coeur empli d'Amour, de Bienveilllance, d'Enthousiasme et d'Altruisme comme le coeur d'un enfant...

Ce matin, je rêve que les soi-disant puissants de ce monde se sont réveillés conscients soudainement que l'amour du pouvoir n'est rien face au pouvoir de l'Amour et qu'ils vont cesser leur course à l'argent, à l'écrasement de l'autre et à la distribution quotidienne et ininterrompue de cris, de larmes, de morts...

Ce matin, je me suis levé dans ce monde nouveau,
Ce monde rempli d'Espoir, de Partage, de Paix et de Compassion...
Ce monde où Hommes et Femmes ont décidé de dire oui à la Vie et non à l'angoisse et à la peur du lendemain...

Ce matin, je sais que là-bas, dans d'autres pays, dans d'autres villes
Dans d'autres villages, dans d'autres quartiers
Des Hommes et des Femmes cultivent cette Vie si précieuse
Cette Vie d'Amour, de Fraternité
Cette Vie de Tendresse, de Rire, de Chaleur
Comme l'enfant qui prend sa mère ou son père dans ses bras
Comme l'enfant qui se réjouit déjà de ce jour nouveau
Comme l'enfant que nous avons tous été pendant quelque temps ... et que nous sommes encore, parfois...

Ce matin, je me suis levé avec cet espoir-là,
Avec cette envie-là,
Comme le rayon de soleil qui distribue sa lumière à toutes et tous, sans distinction, dans un partage total et désintéressé

Ce matin, j'ai ce rêve-là... d'une année pleine... d'Humanité...

lundi 12 décembre 2016

Quand c'est qu'on prend l'temps??!!

Ah le temps... encore et toujours il nous tient et nous fait oublier de le prendre... tout simplement!
Mais bon, s'il est pris avec nos tendresses et nos amis, il passe vite et lentement à la fois et là, c'est... temps ou tant mieux!!!



Nous revoilà donc en décembre, avec ce Noël qui pointe le bout de son nez, pour l'instant sans la neige, sa vieille complice.
C'est le temps du retour sur soi, des bûches qui craquent dans la cheminée, de ces odeurs de mandarines, d'oranges, de cacahuètes ou de figues et de dattes, de ce vin chaud qui sent bon la cannelle...
J'aime cette ambiance toute en douceur, où le temps, encore lui, dure plus longtemps, où la nuit nous enveloppe plus vite et où la lune, comme une revanche, prend ses aises pour illuminer ces nuits froides...
Et puis il y a les yeux des enfants qui brillent à la lueur des bougies, à la surprise des cadeaux qui s'ouvrent avec fièvre et cris joyeux...
C'est le temps de prendre un peu de ce temps précieux et de nous l'offrir gaiement, tendrement... comme s'il était suspendu, le temps d'un instant, pour nous, rien que pour nous...




mardi 29 mars 2016

Jean-François Bernardini nous parle de non-violence

J'ai eu la chance et l'honneur de présenter le leader du groupe corse I Muvrini, Jean-François Bernardini, pour une conférence sur la non-violence à Moutier. Pour lui rendre hommage et le remercier de son passage chez nous, je me suis permis ces quelques mots:

Slam à Jean-François Bernardini, berger de la non violence

Jean-François Bernardini et ses complices d’I Muvrini chantent la non-violence.
(Source: http://www.lavenir.net/Reporters/Bpresse)

J’veux faire un slam pour un gars que j’aime bien
Deux-trois mots de bienvenue à toi qui viens de loin
T’accueillir ici à Moutier voilà qui est surprenant
Mais c’est comme un rayon de soleil au printemps renaissant…

La première fois que j’ai entendu les Muvrini chanter
J’ai été impressionné, transporté, touché
Comme si je connaissais ces gars depuis longtemps, depuis toujours
Je me suis dit alors qu’il y a des messages qui parlent sans détours
Et que l’on reçoit dans ses tripes ou dans son cœur
Et qu’avec le temps, ces paroles et ces chants façonnent un chemin libérateur
De tendresse et de force à la fois
De fraternité et d’amour parfois…

Un Corse qui vient nous parler de non-violence
Voilà de quoi impressionner et réveiller les consciences
Ton île si belle a connu tant de larmes
Qu’il fallait bien quelqu’un pour inciter à déposer les armes...
Ça n’a pas dû être facile tous les jours
D’expliquer, de convaincre sans détours
Que la violence ne mène à rien, qu’à des déchirures
Et qu’il faut tant de temps pour cicatriser les blessures…

C’est pourquoi Jean-François, ta présence nous est précieuse
Et tes mots continueront d’entretenir une espérance merveilleuse
C’est qu’au-delà de ces mots, des actes et des frontières
Les êtres humains sont une immense famille de frères
Qui sont appelés à partager, à échanger sans calcul continuel
Pour rendre la vie sur cette planète un peu plus belle…

Merci de tout cœur d’être là
De nous faire part de tes découvertes pas à pas
Et d’entretenir encore et toujours cette flamme d’humanité
Qui devrait montrer que la lumière reste plus forte que l’obscurité…

J’voulais faire un slam pour te souhaiter bon accueil à Moutier
À toi Jean-François, gars de l’île de Beauté
Merci d’être là et bon vent à tes idées
Puissent-elles nous aider à avancer sur les chemins de la sérénité…

 21 mars 2016, à Moutier

(dans le cadre d’une conférence sur la non-violence)

jeudi 12 novembre 2015

Un poème en hommage à ces gosses qui marchent... et qui parfois n'arrivent pas...



Enfant qui marche…

C’est un enfant qui marche
Il marche depuis longtemps
Si longtemps qu’il ne se souvient plus depuis quand…
Depuis que son père l’a réveillé en pleine nuit
Viens, on part, on fuit…
L’enfant n’a pas bien compris
N’a pas eu le temps de prendre avec lui
Son doudou, son ami…

Ils sont partis dans la nuit
Loin de chez lui
Là où la guerre sévit
Là où la guerre détruit
Son père lui a dit
Tu verras j’t’emmène au Paradis
L’enfant a cru son père et a eu moins peur
Sur ses petites jambes il marche et marche pendant des heures

Il voit que des gens marchent avec eux
Nombreux
Ils vont, sans bruit, dans un murmure discret
De routes en chemins, de sentiers
En pistes ensablées
Et puis voilà la mer dans le soleil levant
L’enfant tient fort la main de ses parents
Il voit beaucoup d’autres parents
Avec d’autres enfants
Qui, en lentes processions désordonnées,
S’entassent dans un bateau, recroquevillés,
Mâchoires serrées, regards angoissés…

Quand le bateau s’en va sur les flots agités
Une rumeur s’élève, presque joyeuse : sauvés !
L’enfant interroge son père d’un regard embrouillé
Rassure-toi mon fils, tu verras bientôt le Paradis…
Mais le rafiot
Ballotté par les flots
Tangue dangereusement
Lutte désespérément
Jusqu’à ce qu’une vague plus forte que les autres
Arrache l’enfant à la main de son père
Un dernier regard, un dernier cri
Et l’enfant s’en va…

L’enfant marche
Il marche vers le Paradis…

vendredi 18 septembre 2015

Slam à Alexandre Voisard


J’veux faire un slam pour un écrivain
Un d’ces gars qui, mine de rien
A fait un sacré ch’min, a fait SON chemin
J’suis vraiment touché parce qu’il faut le dire
Ce poète-là vient de mon coin et y’a rien à rire !
Un jour, c’est comme ça il a eu besoin de dire
Ça l’a pris : fallait écrire
Quelques mots qui s’alignent sur le papier
Et le poème qui pointe le bout d’son nez
Parfois, j’imagine qu’il a dû transpirer

Pester
                        Effacer

                                               R’commencer

Jusqu’à enfin trouver

                                   Et… jubiler !

Car, en cours de route, au bout de sa plume, au bout de son stylo
Ce sont les mots qui le guident et lui ne guide plus les mots
Il part, s’envole avec eux, plane quelques instants
Et là, oublie le temps, flotte un moment…
Alors ces mots, ces phrases qu’il porte en lui
Peu à peu émergent et le texte se construit
Puis, émerveillé, le poète se les dit
À haute voix, il lit
Déclame, écoute la résonance
Puis se recueille, en silence…
C’est écrit, c’est dit
Le poète a sévi…
Et les mots virevoltent et ricochent aux 4 coins du monde
Puis reviennent emportés par une onde
Entourant le poète encore rêveur
Avant de célébrer enfin ce moment de bonheur :

Un poème est né

                                   Un poète l’a enfanté !

J’voulais faire un p’tit slam pour un poète de chez moi
Pour Alexandre Voisard, artiste sans langue de bois
Juste pour lui rendre hommage, le féliciter
D’encore et toujours avancer, jouer, créer
Un p’tit slam pour vous remercier
De nous donner envie de persévérer
Et à notre tour de jouer, de créer

Et de ne pas oublier de rêver !

Et un excellent anniversaire pour vos... 85 ans!!!

vendredi 31 juillet 2015

Toi chez les Quatar???... Non, chez les ... Cathares, c'est bien plus beau!!!

Eh oui, quelques jours en pays Cathare... quelle merveille! En terre d'Aude, on dirait que le temps se pose puis s'étire lentement, très lentement. Une douce langueur qui s'installe et je prends ce temps à observer et à m'émerveiller... Faut dire qu'ici, tu as de quoi! De château en ermitage, les yeux s'écarquillent, le coeur s'émeut, tous les sens sont en éveil... Quéribus domine fièrement le petit village de Cucugnan (si, si il existe bel et bien lieu du mythique sermon de son curé!) et attire immédiatement le regard, t'invite à gravir la pente jusqu'à lui.



De là-haut, la vue t'emmène loin, bien loin et voilà que j'ai une pensée pour ces bâtisseurs incroyables qui ont osé construire ce château ici. Et pour ces Cathares, poursuivis sans répit juste pour leur foi qui, ironie du sort, prônait la non-violence absolument...
Ici, on dirait que la terre porte encore leur souffle, leurs pas, leur foi. Il règne, par endroit, une atmosphère empreinte de sérénité, de douceur aussi.

A Cucugnan, le meunier a mis les voiles et son moulin s'ébat joyeusement au gré du vent!
C'est la fête pour le boulanger qui se réjouit de trouver une excellente farine moulue sur place!
Le boulanger de Cucugnan... volà encore un personnage haut en couleurs! Toujours à la recherche de nouvelles "vieilles" céréales à remettre au goût du jour, il confectionne des pains aussi savoureux que surprenants! Et que dire de ses biscuits aux saveurs tout aussi délicieuses qu'inattendues! Un bosseur, un chercheur, un de ces gars qui perpétue magnifiquement sa tradition de boulanger! La grande classe!
                                                                                                                                                  
 























Et puis, à Cucugnan, autour de la mi-juillet, c'est la fête du Conte. Et là, c'est un régal: les histoires déboulent dans le village, virevoltent, reviennent et t'emportent avec elles sur des chemins de traverses où il est si agréable de se laisser mener! Voici donc une cohorte de conteuses et conteurs de tous poils avec leurs histoires et autres sermons plus délirants les uns que les autres et je me laisse bercer par ces personnages qu'ils soient lutins, fées, princesses merveilleuse ou grenouilles rêveuses, voire joueur de rugby passionné malgré l'âge avancé et les raideurs qui se déplacent!!!
Sieste contée, apéro conté avec scène ouverte, conterie aux quatre coins du village, mes yeux et mes oreilles ne savent plus où se tourner pour capter ce merveilleux qui m'envahit! C'est beau, c'est bon enfant et ça emporte le village tout entier dans ce monde plein de mystères et de tous les possibles!
Chapeau bas à Véro et Babette qui porte ce festival, avec leur superbe équipe de bénévoles et que vive la fête du Conte de Cucugnan!



Une sieste contée à l'ombre des mûriers... Trop beau!


Philippe Sizaire et Dalèle, en toute grande forme! Merci à eux pour ces excellents moments!

 Et puis, tranquille,  j'ai repris la route des histoires plein la tête et des étoiles plein les yeux...