mardi 29 mars 2016

Jean-François Bernardini nous parle de non-violence

J'ai eu la chance et l'honneur de présenter le leader du groupe corse I Muvrini, Jean-François Bernardini, pour une conférence sur la non-violence à Moutier. Pour lui rendre hommage et le remercier de son passage chez nous, je me suis permis ces quelques mots:

Slam à Jean-François Bernardini, berger de la non violence

Jean-François Bernardini et ses complices d’I Muvrini chantent la non-violence.
(Source: http://www.lavenir.net/Reporters/Bpresse)

J’veux faire un slam pour un gars que j’aime bien
Deux-trois mots de bienvenue à toi qui viens de loin
T’accueillir ici à Moutier voilà qui est surprenant
Mais c’est comme un rayon de soleil au printemps renaissant…

La première fois que j’ai entendu les Muvrini chanter
J’ai été impressionné, transporté, touché
Comme si je connaissais ces gars depuis longtemps, depuis toujours
Je me suis dit alors qu’il y a des messages qui parlent sans détours
Et que l’on reçoit dans ses tripes ou dans son cœur
Et qu’avec le temps, ces paroles et ces chants façonnent un chemin libérateur
De tendresse et de force à la fois
De fraternité et d’amour parfois…

Un Corse qui vient nous parler de non-violence
Voilà de quoi impressionner et réveiller les consciences
Ton île si belle a connu tant de larmes
Qu’il fallait bien quelqu’un pour inciter à déposer les armes...
Ça n’a pas dû être facile tous les jours
D’expliquer, de convaincre sans détours
Que la violence ne mène à rien, qu’à des déchirures
Et qu’il faut tant de temps pour cicatriser les blessures…

C’est pourquoi Jean-François, ta présence nous est précieuse
Et tes mots continueront d’entretenir une espérance merveilleuse
C’est qu’au-delà de ces mots, des actes et des frontières
Les êtres humains sont une immense famille de frères
Qui sont appelés à partager, à échanger sans calcul continuel
Pour rendre la vie sur cette planète un peu plus belle…

Merci de tout cœur d’être là
De nous faire part de tes découvertes pas à pas
Et d’entretenir encore et toujours cette flamme d’humanité
Qui devrait montrer que la lumière reste plus forte que l’obscurité…

J’voulais faire un slam pour te souhaiter bon accueil à Moutier
À toi Jean-François, gars de l’île de Beauté
Merci d’être là et bon vent à tes idées
Puissent-elles nous aider à avancer sur les chemins de la sérénité…

 21 mars 2016, à Moutier

(dans le cadre d’une conférence sur la non-violence)

jeudi 12 novembre 2015

Un poème en hommage à ces gosses qui marchent... et qui parfois n'arrivent pas...



Enfant qui marche…

C’est un enfant qui marche
Il marche depuis longtemps
Si longtemps qu’il ne se souvient plus depuis quand…
Depuis que son père l’a réveillé en pleine nuit
Viens, on part, on fuit…
L’enfant n’a pas bien compris
N’a pas eu le temps de prendre avec lui
Son doudou, son ami…

Ils sont partis dans la nuit
Loin de chez lui
Là où la guerre sévit
Là où la guerre détruit
Son père lui a dit
Tu verras j’t’emmène au Paradis
L’enfant a cru son père et a eu moins peur
Sur ses petites jambes il marche et marche pendant des heures

Il voit que des gens marchent avec eux
Nombreux
Ils vont, sans bruit, dans un murmure discret
De routes en chemins, de sentiers
En pistes ensablées
Et puis voilà la mer dans le soleil levant
L’enfant tient fort la main de ses parents
Il voit beaucoup d’autres parents
Avec d’autres enfants
Qui, en lentes processions désordonnées,
S’entassent dans un bateau, recroquevillés,
Mâchoires serrées, regards angoissés…

Quand le bateau s’en va sur les flots agités
Une rumeur s’élève, presque joyeuse : sauvés !
L’enfant interroge son père d’un regard embrouillé
Rassure-toi mon fils, tu verras bientôt le Paradis…
Mais le rafiot
Ballotté par les flots
Tangue dangereusement
Lutte désespérément
Jusqu’à ce qu’une vague plus forte que les autres
Arrache l’enfant à la main de son père
Un dernier regard, un dernier cri
Et l’enfant s’en va…

L’enfant marche
Il marche vers le Paradis…

vendredi 18 septembre 2015

Slam à Alexandre Voisard


J’veux faire un slam pour un écrivain
Un d’ces gars qui, mine de rien
A fait un sacré ch’min, a fait SON chemin
J’suis vraiment touché parce qu’il faut le dire
Ce poète-là vient de mon coin et y’a rien à rire !
Un jour, c’est comme ça il a eu besoin de dire
Ça l’a pris : fallait écrire
Quelques mots qui s’alignent sur le papier
Et le poème qui pointe le bout d’son nez
Parfois, j’imagine qu’il a dû transpirer

Pester
                        Effacer

                                               R’commencer

Jusqu’à enfin trouver

                                   Et… jubiler !

Car, en cours de route, au bout de sa plume, au bout de son stylo
Ce sont les mots qui le guident et lui ne guide plus les mots
Il part, s’envole avec eux, plane quelques instants
Et là, oublie le temps, flotte un moment…
Alors ces mots, ces phrases qu’il porte en lui
Peu à peu émergent et le texte se construit
Puis, émerveillé, le poète se les dit
À haute voix, il lit
Déclame, écoute la résonance
Puis se recueille, en silence…
C’est écrit, c’est dit
Le poète a sévi…
Et les mots virevoltent et ricochent aux 4 coins du monde
Puis reviennent emportés par une onde
Entourant le poète encore rêveur
Avant de célébrer enfin ce moment de bonheur :

Un poème est né

                                   Un poète l’a enfanté !

J’voulais faire un p’tit slam pour un poète de chez moi
Pour Alexandre Voisard, artiste sans langue de bois
Juste pour lui rendre hommage, le féliciter
D’encore et toujours avancer, jouer, créer
Un p’tit slam pour vous remercier
De nous donner envie de persévérer
Et à notre tour de jouer, de créer

Et de ne pas oublier de rêver !

Et un excellent anniversaire pour vos... 85 ans!!!

vendredi 31 juillet 2015

Toi chez les Quatar???... Non, chez les ... Cathares, c'est bien plus beau!!!

Eh oui, quelques jours en pays Cathare... quelle merveille! En terre d'Aude, on dirait que le temps se pose puis s'étire lentement, très lentement. Une douce langueur qui s'installe et je prends ce temps à observer et à m'émerveiller... Faut dire qu'ici, tu as de quoi! De château en ermitage, les yeux s'écarquillent, le coeur s'émeut, tous les sens sont en éveil... Quéribus domine fièrement le petit village de Cucugnan (si, si il existe bel et bien lieu du mythique sermon de son curé!) et attire immédiatement le regard, t'invite à gravir la pente jusqu'à lui.



De là-haut, la vue t'emmène loin, bien loin et voilà que j'ai une pensée pour ces bâtisseurs incroyables qui ont osé construire ce château ici. Et pour ces Cathares, poursuivis sans répit juste pour leur foi qui, ironie du sort, prônait la non-violence absolument...
Ici, on dirait que la terre porte encore leur souffle, leurs pas, leur foi. Il règne, par endroit, une atmosphère empreinte de sérénité, de douceur aussi.

A Cucugnan, le meunier a mis les voiles et son moulin s'ébat joyeusement au gré du vent!
C'est la fête pour le boulanger qui se réjouit de trouver une excellente farine moulue sur place!
Le boulanger de Cucugnan... volà encore un personnage haut en couleurs! Toujours à la recherche de nouvelles "vieilles" céréales à remettre au goût du jour, il confectionne des pains aussi savoureux que surprenants! Et que dire de ses biscuits aux saveurs tout aussi délicieuses qu'inattendues! Un bosseur, un chercheur, un de ces gars qui perpétue magnifiquement sa tradition de boulanger! La grande classe!
                                                                                                                                                  
 























Et puis, à Cucugnan, autour de la mi-juillet, c'est la fête du Conte. Et là, c'est un régal: les histoires déboulent dans le village, virevoltent, reviennent et t'emportent avec elles sur des chemins de traverses où il est si agréable de se laisser mener! Voici donc une cohorte de conteuses et conteurs de tous poils avec leurs histoires et autres sermons plus délirants les uns que les autres et je me laisse bercer par ces personnages qu'ils soient lutins, fées, princesses merveilleuse ou grenouilles rêveuses, voire joueur de rugby passionné malgré l'âge avancé et les raideurs qui se déplacent!!!
Sieste contée, apéro conté avec scène ouverte, conterie aux quatre coins du village, mes yeux et mes oreilles ne savent plus où se tourner pour capter ce merveilleux qui m'envahit! C'est beau, c'est bon enfant et ça emporte le village tout entier dans ce monde plein de mystères et de tous les possibles!
Chapeau bas à Véro et Babette qui porte ce festival, avec leur superbe équipe de bénévoles et que vive la fête du Conte de Cucugnan!



Une sieste contée à l'ombre des mûriers... Trop beau!


Philippe Sizaire et Dalèle, en toute grande forme! Merci à eux pour ces excellents moments!

 Et puis, tranquille,  j'ai repris la route des histoires plein la tête et des étoiles plein les yeux...

dimanche 14 juin 2015

Et le temps qui passe...

- Ton blog dort... me dit mon ami Hervé, et d'ajouter: oui, enfin comme le mien d'ailleurs!!!
Et oui... panne de temps!! 
Comme disent certains, ce n'est pas nous qui avons le temps, c'est le temps qui nous a!!

Et avant d'en perdre encore trop, voici quelques lignes pour montrer que  j'existe toujours et que si parfois je manque à quelques lecteurs ou -trices assidus/-es (merci pour votre fidélité) les mots me manquent aussi!
Or donc depuis quelques mois, nous voici heureux grands-parents d'une mignonne et lumineuse petite fille! Mais un p'tit bout d'chou comme ça, ça vous change la Vie et ça vous apporte une de ces énergies magnifique! Comme un lever de soleil!





Et, ô merveilleuse surprise, voilà ti pas que notre fille du Vent, (oui, je sais ça va paraître compliqué, mais bon nous avons une Fille du Vent, qui comme son nom l'indique, peut être un véritable courant d'air mais reste le plus souvent une douce et chaleureuse brise), bref, notre Fille du Vent nous fait elle aussi doublement grands-parents puisqu'elle a eu l'excellente idée de mettre au monde non pas un mais bien DEUX rayons de soleil qui illuminent leur Bretagne natale!! 
Elle est pas belle la Vie??!!

Et me voilà donc parti encore et toujours sur le chemin des contes, puisque je me réjouis de bientôt émerveiller tout ce petit monde grâce aux fées, lutins et autres trolls qui s'ébattent joyeusement dans nos forêts, au bord de nos étangs et à la lisière de nos bois!
Voilà donc pour ce jour d'hui en attendant d'autres bouts de vie et autres éclats de soleil!



jeudi 8 janvier 2015

Je n'ai pas de mots contre ces maux...

Devant l'innommable, il est difficile de trouver des mots, des pensées "raisonnables", des pistes pour éviter d'ajouter de l'huile sur le feu.
Des mots apaisants me sont alors arrivés de Bretagne... 
Je vous les offre, comme Janik me les a offerts.
Puissent ces mots nous porter à garder nos coeurs ouverts et lumineux... grâce à ce poème de Thich Nhat Hanh...

Appelle-moi par mes vrais noms  

Ne dis pas que je partirai demain
Car je nais aujourd’hui encore.
Regarde profondément: je nais à chaque seconde.
Je suis un bourgeon sur une branche au printemps.
Je suis un petit oiseau aux ailes encore fragiles
Qui apprend à chanter dans son nouveau nid.
Je suis une chenille au cœur d’une fleur.
Je suis un joyau caché dans la roche.

Je ne cesse de naître, pour rire et pour pleurer,
Pour craindre et espérer.
Le rythme de mon cœur, c’est la naissance
Et la mort de tous les êtres en vie.
Je suis l’éphémère se métamorphosant à la surface de la rivière
Et je suis l’oiseau qui, quand le printemps arrive,
Naît juste à temps pour manger l’éphémère.
Je suis la grenouille qui nage heureuse dans l’étang clair
Et je suis l’orvet qui, approchant en silence, se nourrit de la grenouille.

Je suis l’enfant d’Ouganda, je n’ai que la peau et les os,
Mes jambes aussi minces qu’un bambou fragile
Et je suis le marchand d’armes qui vend des armes mortelles en Ouganda.
Je suis la jeune fille de 12 ans, réfugiée sur un esquif

Qui se jette dans l’océan après avoir été violée par un pirate
Et je suis le pirate, mon cœur encore aveugle, incapable de voir et d’aimer.
Je suis un membre du Politburo, ayant tant de pouvoir entre les mains
Et je suis l’homme qui doit payer sa « dette de sang » à son peuple,
Agonisant lentement dans un camp de travail.

Ma joie est comme le printemps, si chaude qu’elle fait fleurir les fleurs sur tous les chemins de la vie.
Ma souffrance est comme une rivière de larmes, si pleine qu’elle remplit les quatre océans.
S’il vous plaît, appelez-moi par mes vrais noms
Que j’entende ensemble mes cris et mes rires,
Que je voie ma joie mais aussi mes peines.
S’il vous plaît, appelez-moi par mes vrais noms
Pour que je puisse me réveiller
Et pour que reste ouverte la porte de mon cœur,
La porte de la compassion.

Avec toute ma Tendresse...

dimanche 26 octobre 2014

7x25... = 175??!! Des années qui comptent!!!

Une soirée d'anniversaire un peu spéciale, toute en simplicité, comme ceux et celle que l'on fête ce soir-là. Une bande de potes qui fêtent leurs 25 ans ensemble et pour notre plus grand plaisir! Quelle joie de se retrouver au milieu d'une "bande de jeunes", joyeux, rigolos, sympas et ouverts!
Une soirée à l'images de ces "7 sages" qui m'inspire le slam suivant:


7 x 25 ans = ???? 175 ans d’Amitié !!!

Steve     Jim         Loïc        Reb        Mathieu              Johan                   Chris

S’il fallait faire un p’tit slam à l’Amitié
Sans autre j’écrirais pour l’équipe de R’beuvelier !
Voilà une équipe qui m’épate, qui m’étonne
Au fils des ans et j’te jure c’est pas d’la déconne !
T’as celui qui court et même des marathons
Celui qui grimpe et s’arrache les graillons
Un autre, spécialiste des claviers
Et celui qui rabote pour tout bien aligner
T’en as un autre qui s’occupe de p’tits morpions
Et, t’as celui qui se joint au bataillon
Au milieu de ces mecs, t’as la princesse
Qui accueille et rassure sans cesse…

C’t’équipe-là
                               Mon gars
Tu les trouves unis comme les doigts d’la main
Et c’est plus qu’une histoire de gamins !

J’compte plus le nombre de fondues sur Rosé
Les feux qu’ils ont allumés
Pour se r’garder au fond des yeux
Et s’faire de ces précieux aveux
Qu’on raconte même pas aux parents
Qui comprennent pas, y sont d’un autre temps…

J’compte plus le nombre de festivals
Qu’ils ont courus comme quand on allait au bal
Entre 2 bières et un p’tit joint, 
Entre copains
Ils se sont mis d’la musique plein les oreilles et merde pour demain !
Se sont même glissés jusqu’à Wintherthour
Pour faire un tour
Sur le Dream Theater fabuleux
En emmenant avec eux
Un papa valeureux
Pour les conduire easy
D’l’autre côté d’la barrière des roestis !

C’t’équipe-là
                               Mon gars
Tu les trouves unis comme les doigts d’la main
Et c’est plus qu’une histoire de gamins !

Et crois-moi, Paléo, Festineuch et Chant du Gros
Tout l’monde se souvient d’eux et de leur sono
Entre camping sec et parfois détrempé
T’as beau chercher
Y f’ront pas la gueule, s’ront toujours émerveillés
La musique c’est c’qui les fait vibrer
Comme quand Manchester United pour une fois a gagné!





C’t’équipe-là
                               Mon gars
Tu les trouves unis comme les doigts d’la main
Et c’est plus qu’une histoire de gamins !

Mais c’qui les relie
C’qui les unit
C’est cette fabuleuse Amitié
Cette force qu’ils n’ont jamais cassée
Beach volley sur le gazon
P’tite grillade après l’tournoi à fond
Et c’est r’parti pour une tournée
D’éclats de rires ou de bières bien frappées !

C’t’équipe-là
                               Mon gars
Tu les trouves unis comme les doigts d’la main
Et c’est plus qu’une histoire de gamins !

J’les ai vus dans mon salon, étalés sur le divan
Devant un film, silencieux, c’était presqu’effrayant
Un film d’horreur ça leur fout parfois les j’tons
Mais y’en a toujours un qui lâchera le gag con
Pour détendre tout l’monde et rire un coup
Avant qu’on bousille le héros en l’écrasant comme un pou !

C’t’équipe-là
                               Mon gars
Sont unis comme les doigts d’la main
Et c’est plus qu’une histoire de gamins

J’vois cette Amitié
Et j’me prends à rêver
Si celle-là peut exister
Pourquoi pas la distribuer
Entre tous ceux qui courent et même des marathons
Et ceux qui grimpent et s’arrachent les graillons
Entre les spécialistes des claviers
Et ceux qui rabotent pour tout bien aligner
Entre ceux qui s’occupent de p’tits morpions
Et ceux qui veulent se joindre au bataillon
Et au milieu de tous ces mecs, les princesses

Qui accueillent, qui rassurent et qui caressent… ?